nov 2012 12

Voilà déjà 5 ans que ce blog existe. Il y a en effet 5 ans que le premier billet était publié sur ce blog.

L’engouement du début a peu à peu laissé place à un faible nombre de publications puisque seulement 6 billets ont été publiés depuis un an.

Plusieurs raisons à cela, le manque de temps bien sûr, les réseaux sociaux qui permettent de partager plus facilement et les obligations professionnelles qui m’éloignent de la France et rendent l’administration du blog moins facile.

Pourtant, le format du blog ne me parait encore dépassé. Il permet de développer des billets de manière assez libres en y insérant tout type de contenu et permet de toucher un public plus large.

Je pense donc conserver ce blog encore un petit moment même si j’y mets moins de billets et lui offrir un petit lifting dans quelques temps…

Voici donc à présent quelques statistiques de cette dernière année.

Billets:

Seulement 6 billets cette année avec la répartition suivante:

  • Astronomie : 6 billets
  • Divers, Sur le Net, Photos, Vidéos, Humeur : 1 billet

Commentaires:
4 commentaires seulement mais toujours des spams réguliers non publiés.

Fréquentation:
La fréquentation est sensiblement équivalente à l’année précédente avec 6306 visiteurs pour 8988 pages visitées soit 17.2 visiteurs par jour et 24.5 pages visitées par jour.
Comme l’année dernière, on note des pics de fréquentations (supérieurs à 100 visites par jour) pour certains événements :

C’est donc sans surprise que les billets les plus lus sont cette année:

août 2012 24

Après mon myriadiversaire, mon pentarépunitdiversaire, aujourd’hui marque le jour de mon gigasecondiversaire. En effet, c’est au cours de cette journée que je devrais passer le cap du milliard de secondes.

Comme pour les précédents événements, je n’ai pas trouvé de nom pour ce type de célébration. On trouve bien le “gigasecond birthday“, avec notamment des liens pour calculer la date de son propre événement, mais rien en langue française. Finalement, gigasecondiversaire me semble approprié.

Gigasecondiversaire : (n.m.) du grec giga (préfixe signifiant «géant» mais devenu préfixe du système international pour 10^9=1 milliard) du francais seconde et du participe passé versus du verbe vertere («revenir»). Qui revient tous les milliards de secondes.

Aussi anecdotique que puisse être cet événement, il permet de prendre la mesure de ce que représente un milliard.

Enfin, contrairement aux autres événements, celui là a plus une portée universelle puisque la seconde est (même si cela n’a pas été toujours le cas) maintenant définie par rapport aux rotations d’un atome de césium et non plus par rapport au mouvement la Terre comme ça peut être le cas pour le jour ou l’année.

mai 2012 01

Le matin du 6 juin 2012 en France, vous aurez la possibilité d’observer le transit de Vénus devant le disque solaire. Cet évènement est exceptionnel à plus d’un titre.

Qu’est qu’un transit de Vénus?

Un transit est le passage apparent d’un corps céleste devant un autre. On parle de transit solaire lorsqu’une planète passe devant le Soleil. Sur Terre, seules les planètes Mercure et Vénus peuvent avoir des transits. La Lune réalise également des transits mais on parle alors d’éclipse car le diamètre apparent de la Lune peut couvrir intégralement celui du Soleil, alors que pour Vénus et Mercure, le diamètre de leur disque apparent ne couvre que très partiellement celui du Soleil.
Les transits de Vénus sont l’un des événements astronomiques prévisibles les plus rarissimes. Ils interviennent généralement suivant un cycle précis: tous les 243 ans avec des paires de transits espacés de 8 ans séparées par 121,5 puis 105,5 ans.
Le précédent transit de Vénus a eu lieu en juin 2004 et il s’agissait du premier transit visible depuis 1882. Ce 6 juin, nous connaitrons le dernier transit de la paire. Le prochain aura lieu dans 105.5 ans en décembre 2117. Il s’agit donc vraisemblablement de la dernière occasion pour l’ensemble des habitants de la planète en 2012 d’observer ce phénomène.

Un peu d’histoire

L’intérêt scientifique d’un transit est de pouvoir mesurer la taille du système solaire (notamment l’unité astronomique) par la méthode des parallaxes. Elle nécessite de mesurer les instants de différents contacts sur toute la surface du globe. C’est pourquoi dès que les premières prédictions précises du phénomène ont pu être établies au cours du XVIIème et XVIIIème siècles, des expéditions scientifiques ont été organisées pour observer ces transits. Parfois, elles ont pris des tournures rocambolesques comme pour Guillaume Le Gentil.
Cette méthode est longtemps restée la plus précise pour mesurer l’unité astronomique jusqu’à l’avènement des mesures radar.
De nos jours l’intérêt scientifique d’un transit peut paraître obsolète mais il reste utile pour la recherche d’exoplanètes.

Où observer?

Le transit du juin est visible en intégralité sur l’Extrême-Orient, une partie de l’Océanie et du Pacifique et le nord ouest de l’Amérique du Nord. Ailleurs, le transit n’est visible que partiellement, c’est à dire qu’une partie de l’événement aura lieu alors que le Soleil sera sous l’horizon.


Carte de visibilité du transit (cliquez pour agrandir)

La France métropolitaine n’est pas très bien placée pour ce transit contrairement à 2004 où l’intégralité de l’évènement était visible et la météo plutôt clémente (sauf en Bretagne où je me trouvais…).
Le 6 juin, le transit sera presque fini quand le Soleil se lèvera ne laissant que les 3ème et 4ème contacts visibles. Le transit prendra fin en effet à 6h55 (en temps légal français) sur le territoire, soit globalement une heure après le coucher du Soleil.
Les français les mieux placés pour cet événement sont les néo-calédoniens puisque le transit y sera visible en intégralité.

Quand observer?

Voici les horaires des différents événements données en UTC (pensez à ajouter 2h si vous observez depuis la France).

Date Heure Événement Symb.
05/06/2012 22:09:42 Premier contact C1
05/06/2012 22:27:30 Deuxième contact C2
06/06/2012 01:29:37 Maximum du transit M
06/06/2012 04:31:44 Troisième contact C3
06/06/2012 04:49:32 Quatrième contact C4

Les horaires ci-dessus sont donnés pour un observateur fictif au centre de la Terre et peuvent donc varier de quelques minutes suivant votre lieu d’observation. Pour avoir les horaires approximatives depuis votre lieu d’observation, vous pouvez vous reporter à la carte suivante et cliquer sur votre lieu.

Comment et quoi observer?

L’observation du transit est tout aussi dangereuse que l’observation d’une éclipse solaire. Vous devez donc impérativement veiller à ne jamais regarder à l’œil nu le Soleil sous peine de vous bruler irréversiblement la rétine. Pour observer le phénomène en tout sécurité, vous pouvez utiliser des lunettes éclipses (en vérifiant qu’elles n’ont pas de rayures), des verres de soudure d’indice maximal, ou bien projeter l’image du Soleil à l’aide d’une lunette astronomique, d’un télescope ou d’un sténopé.

Le transit dure en moyenne 6h40 mais la durée comme l’instant exact des événements peuvent varier suivant votre lieu d’observation. Le schéma suivant montre le trajet de Vénus sur le disque solaire. Les tailles du Soleil et de Vénus sont à l’échelle. Au moment où Vénus touche le bord externe du Soleil, il est possible d’observer le phénomène de la goutte noire liée à l’atmosphère de Vénus.


Trajet apparent de Vénus sur le disque solaire

Pour en savoir plus.

  • La page spéciale de ce site dédiée au transit avec les horaires, le schéma du parcours et la carte interactive permettant d’avoir les circonstances de l’événement pour votre lieu d’observation,
  • Le site de l’IMCCE regroupe des informations très complètes sur le transit ainsi que des activités possibles lors de l’événement (comme le calcul de l’unité astronomique),
  • Le site de X.Jubier donne également des informations sur le transit avec notamment une carte de la couverture nuageuse moyenne en juin, si vous souhaitez voyager pour observer le phénomène
  • La page wikipédia du transit très bien documentée.
  • Quelques liens en anglais également: un article de Sky & Telescope qui explique le cycle particulier des transits de Vénus et un site néerlandais qui offre une application permettant de calculer les différents phase du transit et la position de Vénus sur le disque solaire en fonction de l’heure et de votre lieu d’observation.
  • Quelques jours avant et après le transit, Vénus passe dans le champ de la sonde Soho (gif14M, gif63M) dédiée à l’observation du Soleil. C’est l’occasion également d’observer la forte activité solaire actuelle.
  • Il est également possible de voir le transit en quasi-direct via le site de la NASA qui transmet une image du soleil tous les quarts d’heure (image en résolution 1024×1024, image en résolution 4096×4096).

Edit 6 juin 2012.

Si vous avez vu on non le transit, voici les 6h40 de transit résumé en 39 sec par les images de la sonde SDO.

mar 2012 10

Dans la semaine qui vient, vous pouvez observer la conjonction entre les deux planètes les plus brillantes visibles depuis la Terre: Vénus et Jupiter.

Pour cela, il vous suffit d’observer vers l’ouest en début de soirée. Les deux astres sont inratables même en pleine ville.

Aspect du ciel le 13 mars vers 19h30 vers l’ouest en France

Les deux planètes se rapprochent jusqu’au 13 mars, date où elles seront le plus proche à un moins de trois degrés (6 diamètres lunaires). Si votre ciel est bien dégagé, vous pouvez également tenter de repérer la planète Mercure faiblement brillante au raz de l’horizon. Les jours suivants, les deux planètes s’éloigneront progressivement, Vénus continuant de grimper dans le ciel du soir alors que Jupiter semblera se rapprocher de l’horizon de jour en jour. Du 24 au 27 mars, le croissant lunaire croisera les deux planètes, s’ajoutant au beau tableau crépusculaire.

Les deux planètes sont en conjonction en moyenne une fois tous les ans. Il s’agit d’un des rapprochements les moins serrés de ces dix dernières et de ces dix prochaines années mais les conditions d’observations sont particulièrement favorables cette fois puisque les astres restent visibles jusque vers 23h.

Les dernières conditions équivalentes remontent au 1er décembre 2008. Les deux planètes se rencontreront de nouveau cette année, le 1er juillet, mais ça sera dans le ciel du matin. Dans les prochaines années, Vénus et Jupiter se rencontreront en 2013 et 2014 mais les conditions d’observation ne seront pas particulièrement favorables pour les observateurs européens.

La prochaine conjonction serrée favorable aura lieu dans le ciel du soir, le 1er juillet 2015, date à laquelle les deux planètes seront à moins de 20′ (moins d’un diamètre lunaire) et donc observable dans le même champ d’un petit télescope ou lunette. Les disques des deux planètes auront d’ailleurs la même taille apparente.

jan 2012 04

J’ai eu l’occasion de vous présenter sur ce blog comment observer ou photographier la station spatiale internationale.

Cette fois, je vous propose l’inverse, c’est-à-dire des images de la surface terrestre prises depuis la station.

Le module Cupola, coupole d’observation panoramique mise en place en 2010 permet aux astronautes de commander un bras robotique ou de vérifier les procédures d’amarrage. Les larges hublots du module permettent également aux astronautes de prendre des images époustouflantes de la surface terrestre.

Le cosmonaute Fyodor Yurchikhin a ainsi pris des photos incroyables des différents lieux survolés par la station.

Alaska depuis l'ISSUn coin d’Alaska vu depuis l’ISS

Alaska depuis l'ISSVolcans du Kamchatka vus depuis l’ISS

L’ensemble des images est visible sur cette galerie. L’impression de relief est saisissante sur certaines d’entre elles.

Les conditions d’observation permettent également de réaliser des time-lapse. Un time-lapse est une animation créée à partir de photos prises à intervalle régulier. Si vous suivez ce blog, vous avez déjà pu voir des time-lapses comme sous le ciel de Provence ou encore dans la rubrique vidéos.

La NASA met régulièrement en ligne ces séquences réalisées depuis la station spatiale. Le dernier montre par exemple la comète Lovejoy qui a fait la une de l’actualité astronomique en fin d’année.

L’ISS faisant le tour de la Terre en 90 minutes, les zones survolées sont extrêmement changeantes. On peut parfois reconnaître une région grâce au chapelet de lumières formées par les principales villes ou grâce à la forme d’une côte. Parfois aussi, il est possible d’observer des orages et même des aurores polaires.

La vidéo ci-dessous montre une compilation des vidéos réalisées entre août et octobre 2011.

Views from ISS de Robin Friedrich sur Vimeo.

Mais parmi toutes les vidéos mises en ligne, la plus émouvante est pour moi, celle où l’on assiste à un survol de l’Europe jusqu’à la Mer Rouge et qui débute par une vue de l’Europe occidentale particulièrement bien dégagée pour une mi-octobre (aussi visible dans la précédente vidéo à 3’50″).