24 janvier 2013Souvenirs de Chine

Mon séjour en Chine a pris fin voilà maintenant un mois. Au début je pensais y rester un an mais au final, j’y ai passé deux années.

Le bilan de mon expérience chinoise est assez contrasté. Il est difficile de résumer deux ans en un billet mais si je devais définir la Chine en un mot, je dirais grandeur.

Grandeur, d’abord parce que la Chine est un immense pays. Pour se rendre dans les principales villes, il faut plusieurs heures d’avion ou même parfois une journée entière de train. Ensuite, grandeur par la taille des villes qui ne ressemble à rien à ce qu’on connaît en France. Une ville comme Shanghai s’étale sur l’équivalent d’un grand département français. Grandeur aussi pour la population avec 1.3 milliard d’habitants en Chine (1/5ème de la population mondiale) et plus de 20 millions rien qu’à Shanghai (1/3 de la population française). Grandeur pour taille moyenne des bâtiments, la longueur et largeur des avenues, dignes de certaines autoroutes françaises. Bref, la Chine est bien le pays de la démesure…

Dans mon périple, j’ai vécu principalement à Shanghai mais j’ai pu découvrir Pékin, Canton, Kunming, Lijiang et le Yunnan qui restera à coup sûr le meilleur souvenir de mon séjour.

Pas facile non plus de résumer ces deux années en photo tellement j’ai pu en prendre. J’ai donc sélectionné une vingtaine d’images qui caractérisent, à mon goût, ce pays.

mosaique

Enfin, j’ai également réalisé quelques time-lapses pris dans Shanghai et résumés dans cette vidéo (à voir en HD).

24 août 2012Gigasecondiversaire

Après mon myriadiversaire, mon pentarépunitdiversaire, aujourd’hui marque le jour de mon gigasecondiversaire. En effet, c’est au cours de cette journée que je devrais passer le cap du milliard de secondes.

Comme pour les précédents événements, je n’ai pas trouvé de nom pour ce type de célébration. On trouve bien le “gigasecond birthday“, avec notamment des liens pour calculer la date de son propre événement, mais rien en langue française. Finalement, gigasecondiversaire me semble approprié.

Gigasecondiversaire : (n.m.) du grec giga (préfixe signifiant «géant» mais devenu préfixe du système international pour 10^9=1 milliard) du francais seconde et du participe passé versus du verbe vertere («revenir»). Qui revient tous les milliards de secondes.

Aussi anecdotique que puisse être cet événement, il permet de prendre la mesure de ce que représente un milliard.

Enfin, contrairement aux autres événements, celui là a plus une portée universelle puisque la seconde est (même si cela n’a pas été toujours le cas) maintenant définie par rapport aux rotations d’un atome de césium et non plus par rapport au mouvement la Terre comme ça peut être le cas pour le jour ou l’année.

Aujourd’hui est un jour particulier pour moi. En effet, 1111 jours après avoir fêter mon myriadiversaire, c’est-à-dire mes 10 000 jours, je fête aujourd’hui, mon premier pentarépunitdiversaire.

J’ai effectivement 11 111 jours aujourd’hui et comme pour le myriadiversaire, j’ai cherché sans succès comment nommer un tel événement.

Alors, avec un peu d’étymologie, j’ai choisi :

Pentarépunitdiversaire : (n.m.) du grec penta (préfixe signifiant «cinq») du français répunit («répétition de l’unité»), du latin dies («jour») et du participe passé versus du verbe vertere («revenir»). Qui revient tous les onze mille cent onze jours.

Pour la culture, le répunit est en effet un nombre composé uniquement de 1.

A y regarder de plus près, j’ai trouvé quelques informations sur le fait de fêter un nombre de jours plutôt que des années. Sur le Wikipédia anglais, il y a un article consacré aux anniversaires décimaux, dans lequel il est écrit que le plus courant est de fêter chaque occurrence de 1000 jours d’une personne (soit un kilodiversaire, pour respecter la précédente étymologie).

Bien que l’usage de notre calendrier ne facilite pas la célébration de ces jours particuliers, ils sont pourtant tout aussi légitimes que nos traditionnels anniversaires et reviennent de manière plus espacés dans le temps (avec l’espérance de vie actuelle, chaque personne est susceptible de fêter un peu moins de 30 kilodiversaires).

Samedi 28 mars, le WWF appelle à éteindre les lumières (et appareils électriques) pendant une heure entre 20h30 et 21h30.

Cette opération qui reste avant tout symbolique, sera l’occasion de montrer notre volonté de réduire les gaz à effet de serre et de lutter contre le réchauffement climatique.

Plus d’infos sont visibles sur le site http://www.earthhour.fr/

Depuis quelques semaines et surtout depuis le désormais célèbre discours du président présentant ses “vœux” au monde de la recherche (voir la vidéo commentée), un mouvement de contestation a vu le jour dans de nombreux organismes de recherche et universités.

Après avoir fait baisser le budget de la recherche, le gouvernement se propose de réformer l’université et la recherche dans le but de les rendre plus compétitives. Ce gouvernement et notre président qui ont l’ambition de vouloir tout réformer, s’attaque donc à l’enseignement supérieur.

Comme d’habitude, pour “réformer”, ils stigmatisent une catégorie de la population (je prendrai ici l’exemple des enseignants-chercheurs, mais cela fonctionne ou a déjà fonctionné avec des cheminots, des profs, etc…):

  • L’état n’a jamais mis autant de moyens pour la recherche et l’enseignement supérieur
  • La recherche n’a jamais si mal fonctionné
  • Il faut donc la réformer

Certes, la recherche et l’université doivent être réformées, c’était d’ailleurs le souhait des conclusions des états généraux de la recherche dont le gouvernement n’a pas jugé bon de s’inspirer. Le véritable objectif de la réforme est comme à chaque fois (c’est pareil pour l’enseignement secondaire) purement comptable. L’état, souhaitant faire des économies, veut s’inspirer du modèle anglo-saxon mais en ne retenant malheureusement que les aspects négatifs (voir l’opinion d’enseignants-chercheurs français exerçant en Amérique du Nord).

Comme pour mieux faire passer cette réforme, notre président exerce sa politique de comptoir et son “diviser pour mieux régner” pour dire que les enseignants-chercheurs vivent confortablement sur le dos des contribuables tout en refusant de se faire évaluer. Malheureusement ce discours fait des ravages dans l’esprit des gens qui, comme notre président, ne connaissent pas grand chose au métier d’enseignants chercheurs (voir une explication simple du métier). De plus, dans le contexte actuel (crise économique, manifestation en Guadeloupe, etc…), cette protestation a une visibilité de plus en plus limitée dans les médias. Au final, les revendications et protestations des enseignants-chercheurs passent limite pour indécentes en cette période.

Les incohérences et les mensonges du discours ont été dénoncés dans de nombreux documents (par exemple 33 directeurs de laboratoires d’astrophysique écrivent à …). En attendant, la ministre de la recherche sentant la grogne montée, préfère gagner du temps et tente d’étouffer le mouvement en demandant à une médiatrice (dont la partialité est plus que douteuse ayant déjà eu plusieurs missions sous des gouvernements de droite) de réécrire le décret de la réforme sous deux mois. Finalement, à ce rythme, le gouvernement essayera de faire passer la loi pendant les vacances d’été…

Enfin pour finir sur une note un peu plus personnelle et qui symbolise un peu la société liberticide dans laquelle la France s’enfonce petit à petit.

Lors de la manifestation de cette semaine, en quittant le cortège, nous avons passé un cordon de CRS qui filtrait les manifestants. Ce groupe de CRS nous a demandé de retirer nos badges que nous portions en signe de protestations (badge de la taille d’une carte téléphonique donc hautement ostensible). Bref, sur le coup, on a été tous très surpris. En tout cas, j’ai remis mon badge après avoir passé le cordon.

Plus tard, je me suis souvenu d’avoir déjà entendu cette histoire et j’ai donc recherché sur Internet si les CRS étaient en droit de le faire. Et bien, ce genre d’intimidations a déjà eu lieu plusieurs fois (en 2004 par exemple) et d’après ce que j’ai pu lire, les forces de l’ordre n’ont pas le droit de nous demander de retirer tout autocollant, pancarte, drapeau, c’est une atteinte à la liberté d’expression. Par contre, je n’ai pas réussi à mettre la main sur un texte de loi qui le précise.


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